Jonatan Cerrada, premier gagnant de « À la recherche de la Nouvelle Star« , signe un retour médiatique aussi inattendu que passionnant dans « Le Jet De Luxe« , l’émission YouTube de Jordan DeLuxe. Pendant plus d’une heure, l’artiste déroule un récit dense, profondément humain, qui ramène instantanément toute une génération au début des années 2000.
L’entretien s’ouvre sur son enfance, sa famille, et les conséquences parfois violentes de sa soudaine notoriété, comme ces agressions dans la rue dont il fut victime. Puis, Jonatan revisite son aventure dans la première saison du télé-crochet : les remarques acérées du jury, ses rapports avec Thierry Amiel, l’effet de masse qui l’a submergé après la victoire, ou encore les 100 000 euros d’avance qu’il n’a pas flambés – hormis pour une Mini, symbole d’un rêve accessible.
Il passe ensuite en revue les gagnants suivants de l’émission, livrant un avis sincère, parfois tranché, notamment lorsqu’il explique ne pas trouver Iseult très sympathique.
Il revient également sur son absence lors du prime des 20 ans, qu’il justifie par un manque total d’affection pour la production, dont il estime n’avoir reçu aucun soutien durable. Une blessure ravivée par le fait d’avoir été largement effacé des magnétos des saisons suivantes, comme s’il n’avait jamais existé.
L’interview replonge aussi dans l’un des grands jalons de sa carrière : l’Eurovision 2004, où il représente la France avec « À chaque pas« . Jonatan explique que, à l’époque, le concours n’a pas du tout le même statut qu’aujourd’hui : moins “tendance”, moins suivi, loin de la machine à buzz et de l’événement pop qu’il est devenu depuis.
Jonatan raconte ensuite la fin de son contrat chez Sony/BMG après l’échec de « À preuve du contraire« , en admettant avec recul que le contraste était trop fort avec l’énergie lumineuse de « Siempre 23« . Il se confie aussi sur son homosexualité, une part de lui qu’il n’avait pas encore pleinement conscientisée à l’époque de sa victoire.
L’interview explore ensuite des chapitres plus personnels : la douleur immense liée à la perte de son frère Julien en 2014, son rôle de père auprès de son fils Milo né par GPA, et l’accueil d’une petite fille dont il est famille d’accueil. Enfin, Jonatan évoque avec sérénité sa vie à Bali, où il a investi dans l’immobilier, fait de la musique, et construit une stabilité qui lui a permis, selon ses mots, de “bien vivre”.
Une interview riche, sincère, et traversée d’émotions contrastées, qui montre un artiste loin des clichés, capable de regarder son propre parcours avec franchise et recul.
L’interview est à retrouver dans son intégralité sur YouTube.




